Agri79 Informations 16 juin 2016 à 08h00 | Par Virginie Quartier

Adapter la ration de la jument allaitante au pâturage

Au pâturage, lorsque la lactation est synchrone avec la pousse de l'herbe, il n'est pas nécessaire de complémenter la jument suitée. Il faut néanmoins surveiller la qualité et la quantité de l'herbe disponible pour couvrir ses besoins.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La date de poulinage doit correspondre à la disponibilité en herbe pour couvrir au mieux les besoins de la jument et du poulain.
La date de poulinage doit correspondre à la disponibilité en herbe pour couvrir au mieux les besoins de la jument et du poulain. - © F.D’alteroche

Alors que les besoins nutritionnels en cours de gestation augmentent de façon très graduelle et tardive, au dixième et onzième mois, la lactation est l'état physiologique qui demande le plus d'apports nutritionnels. Les besoins de la jument en début de lactation représentent le double de ses besoins d'entretien. Pour assurer une bonne croissance du poulain sans nuire aux capacités de reproduction de la mère, il est important de bien alimenter la jument allaitante.
La production laitière couvre une part importante des besoins de croissance du poulain, qui passe de 10 à 45 % de son poids adulte pendant les six premiers mois de vie. Les besoins du poulain sont à leur maximum vers deux mois, de 2 à 3,5 kg de lait/100 kg de poids vif/jour, soit 10 à 20 litres par jour selon les races. Adapter la complémentation de la ration de la mère en fonction de la date de poulinage et de la disponibilité en herbe permet de couvrir au plus près les besoins de la jument et du poulain.


Ces travaux sont présentés par l'Ifce, l’institut français du cheval et de l’équitation, dans le cadre du programme Équi-pâture. Il a pour ambition de promouvoir des pratiques efficientes pour mieux valoriser l'herbe dans l'alimentation du cheval et pratiquer une vermifugation ciblée. Le programme Equi-pâture 2016-2017 s'appuie sur le suivi de douze exploitations en Normandie, dans le Centre et dans le Limousin. Ces structures volontaires, dites « pilotes », ont été choisies afin d'illustrer la diversité des activités agricoles équines et des spécificités régionales.

Plus d'infos dans le journal Agri 79 du 17 juin 2016

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. AGRI 79 Informations se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,