Agri79 Informations 04 août 2011 à 09h27 | Par N. C.

Maïs - La récolte de maïs fourrage aura trois semaines d’avance

Selon les observations d’Arvalis, les premiers maïs fourrage seront mûrs avec trois semaines d’avance. Cuma, entrepreneurs et agriculteurs doivent se tenir prêts pour ensiler au bon stade (32% à 33% de matière sèche plante entière).

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0,5 point de MS/jour est la rapidité avec laquelle les plantes de maïs fourrage mûrissent en conditions moyennes de plein été.
0,5 point de MS/jour est la rapidité avec laquelle les plantes de maïs fourrage mûrissent en conditions moyennes de plein été. - © Arvalis

Les semis de maïs fourrage ont été précoces et le printemps a été bien plus chaud que la normale. Selon les observations d’Arvalis, les premiers maïs fourrage seront mûrs avec trois semaines d’avance. Aussi, il faut se tenir prêt pour ensiler au bon stade (32% à 33% de matière sèche plante entière). Il en va de la réussite de la conservation et de la qualité de l’ensilage.



Ne pas rater le stade optimum
0,5 point de MS/jour est la rapidité avec laquelle les plantes de maïs fourrage mûrissent en conditions moyennes de plein été. Cela illustre la grande importance d’encore mieux anticiper les chantiers de récolte pour ne pas rater le stade optimum : 30% à 35% MS plante entière.  L’année 2011 est précoce. Les floraisons ont eu lieu avec 2 à 3 semaines d’avance par rapport à la normale. Les récoltes seront donc précoces et il convient de s’y préparer dès maintenant (voir tableau de prévision des dates de récolte ci-dessous). De plus, le cumul de températures étant plus rapide en juillet-août qu’en septembre, la maturité des plantes sera plus rapide.Suivant les régions et les scénarios  climatiques, les situations sont très variables. Certaines régions souffrent d’un déficit hydrique persistant et cela se répercute sur la mise en place et le remplissage des grains ainsi que sur l’état de l’appareil végétatif. Dans d’autres régions, on observe une part importante de double levée. Enfin, les maïs sont relativement  courts cette année à cause des semis précoces, du manque d’eau au printemps et de la lumière reçue en avril-mai, mais sans répercussion majeure sur le rendement et la qualité du maïs fourrage.Prendre une décision d'ensilage est d’autant plus difficile que les parcelles sont en situation extrême et les plantes hétérogènes. Avec en plus la nécessité d'anticiper sur la date de récolte à cause de la disponibilité du matériel. Il faut donc faire des paris sur l'avenir. Qu’elle que soit la situation, la décision doit toujours être prise en fonction du nombre de grains/m² et de l’état d'avancement du remplissage, pondéré par l'état de l'appareil végétatif. En conditions normales de végétation, la période optimale de récolte correspond à une répartition en trois tiers de l’amidon dans les grains des couronnes centrales, à pondérer selon l’état de l’appareil végétatif. La grille a été revue récemment pour prendre en compte le gabarit et l’état de l’appareil végétatif.



En l’absence de grains, distribuer en vert
La décision est plus difficile à prendre pour les maïs ayant souffert de sécheresse. En l’absence de grains, ou moins de 300 à 500 grains/m², il ne sert à rien d'attendre pour ensiler. Le mieux est de distribuer le fourrage en vert aux animaux qui est alors plus appétant. Dans certaines situations, l'ensilage est possible quoique très délicat à réussir. De plus, le faible niveau de rendement (de 2 à 5 t MS/ha) rend le coût prohibitif. Enfin, la valeur énergétique sera faible, de l’ordre de 0,7 UFL/kg MS. Un maïs qui a plus de 1500 grains/m² et qui possède des feuilles vertes au-dessus, au niveau et au-dessous de l'épi mérite d'être conservé sur pied pour une récolte ensilage dont la date sera définie de façon classique : première estimation par le cumul des sommes de températures depuis la floraison femelle, recadrage par observation de l'apparition de la lentille vitreuse, et suivi du remplissage du grain pondéré par l'état de l'appareil végétatif (voir le tableau en page 11). En cas de retour de la pluie, quelques feuilles vertes suffisent à une évolution positive de la plante en rendement, en maturité, en composition chimique. On aura toujours intérêt à ensiler avant disparition complète des feuilles vertes.



Double levée délicate
Pour décider de récolter une parcelle à double levée, il faut prendre en compte l’importance du décalage de maturité entre les plantes et le rapport de densité entre les différentes levées. Si le décalage de maturité le permet, l’objectif est de récolter lorsque toutes les plantes sont entre 28 et 36 % MS, en s’éloignant du 28 % MS (pour limiter le risque de jus) sans dépasser le 36 % MS (pour limiter les risques de perte de valeur alimentaire et de mauvaise conservation des plantes les plus avancées). Si l’écart de maturité est plus important, on peut raisonner par rapport à la levée la plus dense de la parcelle. Si la première levée est la plus dense, récolter avant le stade 36 %MS des plantes les plus avancées. Si la dernière levée est la plus dense, récolter après le stade 28 % MS des plantes les moins avancées, mais dans ce cas, c’est prendre le risque de récolter les autres plantes à surmaturité (grains mûrs, feuilles sèches).

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