Agri79 Informations 27 octobre 2016 à 12h00 | Par C.P. et E.D.

Raffermissement des prix attendu dans les prochains mois

« On est sortis de l'ornière », annonce Benoît Rouyer, économiste à la Maison du lait, au sujet de la filière laitière. Les cours mondiaux des produits laitiers remontent, particulièrement pour le beurre, mais les stocks de poudre de lait européen freinent la hausse.

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Sur les mois de juin, juillet et août, la production dans l’UE est en deçà de ce qu’elle était sur les mêmes mois de 2015. Néanmoins, et parce qu’elle était en forte hausse en début d’année, elle reste à +2% sur les 8 premiers mois de l’année (-0,7 % pour la France).
Sur les mois de juin, juillet et août, la production dans l’UE est en deçà de ce qu’elle était sur les mêmes mois de 2015. Néanmoins, et parce qu’elle était en forte hausse en début d’année, elle reste à +2% sur les 8 premiers mois de l’année (-0,7 % pour la France). - © Vincent Motin

«Un raffermissement des prix est attendu au cours des prochains mois », annonçait le 28 septembre Benoît Rouyer, économiste à l’interprofession laitière, le Cniel. « Après deux années de crise, le marché des produits laitiers montre enfin des signes de redressement », observait-il dans une vidéo diffusée sur le site du Cniel. Gérard You, chef de service conjoncture laitière à l’Institut de l’élevage, confirme l’information et annonce « une année 2017 meilleure que les deux années précédentes ».


Dans la semaine du 19 au 25 septembre, la cotation Atla du beurre a atteint 4 200 €/t en prix spot et celle de la poudre de lait maigre 2 000 €/t. Cette dernière a dépassé le niveau du prix d’intervention (1 698 €/t) depuis quelques semaines mais reste encore loin des sommets atteints en 2013-2014 avec 3 300 €/t. Quant au cours du beurre, il frôle ceux de la fin 2013 (4 400 €/t). « Il y a clairement un manque de matières grasses laitières sur les marchés internationaux », souligne Benoît Rouyer.

Gérard You comme Benoît Rouyer confirment l’absence de stock de beurre et des tensions futures sur ce marché. « Il y a dix ans, c’était la situation inverse », rappelle Benoît Rouyer. La filière ne savait que faire de la matière grasse du lait. Entre-temps, selon lui, elle « s’est adaptée » en améliorant la génétique des vaches qui produisent du lait moins gras (1 g de matière grasse en moins par litre de lait).

Plus d'infos dans le dossier bovins lait du journal Agri 79 du 28 octobre 2016

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